L'évolution de la mode

Préhistoire : au commencement...

 

           Avant de réellement aborder le sujet de la mode, il faut tout d'abord en connaître son histoire. Dès qu'on parle de ce phénomène, on s'imagine bien souvent les magazines où apparaissent des femmes aux mensurations de rêve sur des talons de 12 cm ou bien encore les jeunes filles que l'on croise parfois dans la rue et qui portent la dernière veste hors de prix de chez Gucci. Pourtant, il est tout de même important de rappeler qu'au commencement, le vêtement n'était que fonctionnel. En effet, il semble inimaginable d'entendre des femmes à l'aire préhistorique parler de la dernière peau de bête que leur mari chasseur venait de ramener de la chasse. Pourtant, il existait déjà certaines marques de distinction entre deux tribus qui pouvaient se faire aux niveaux des peaux par leur couleur par exemple. Au fil des siècles, l'Homme va découvrir divers moyen de personnaliser ce qu'il l'habille par des colorants, des motifs... Les femmes créaient alors elles-mêmes leurs vêtements en lavant, séchant puis découpant les peaux puis en les assemblant à l'aide de lanières en cuir que l'on passe dans des trous faits au préalable avec des pointes en silex. Petit à petit, on va voir se phénomètre naître et grandir pour parler réellement de mode aux environs du Moyen-Âge.



Moyen âge : une totale révolution vestimentaire

          La mode à cette époque se rapproche de plus en plus de ce que nous vivons aujourd'hui par une totale « Révolution vestimentaire », principalement en France et en Italie. On commence à pratiquer le culte de la beauté et du physique où la femme est la première visée, bien que la vision de la « femme parfaite » soit totalement différente ce que nous nous imaginons aujourd'hui (poitrine plate, hanches et ventre mis en évidence,...). De plus, les vêtements se mettent à indiquer l'appartenance sociale de la personne : impossible pour une grande dame d'être vêtue de la même manière qu'une simple petite artisane ! Le corps devient alors un instrument que l'on met en valeur grâce à diverses robes montrant les vrais atouts de la femme, dans le but ultime de garder, à tout prix, un taille fine. Pour cela, les femmes portent des corsets très serrés ainsi que des jupons pour donner du volume, notamment au niveau des fesses. On va même jusqu'à y rajouter des fils de fer pour faire un effet encore meilleur ! Et bien sûr, cela n'est pas fait avec n'importe quelle manière ! Déjà à l'époque, on savait apprécier le charme de la dentelle, la douceur de la soie ou bien encore le magnifique rendu d'une robe en velours ! Même les sous-vêtements étaient importants, surtout chez la femme qui portait généralement une légère chemise décolletée, s'ouvrant sur sa robe. La ceinture était aussi très finement étudiée : lors de son apparition au XIVème siècle, sa fonction principale était, non pas de ceintrer la robe, mais de pouvoir tenir des objets que l'ont utilisés dans la vie quotidienne.


           Mais les hommes n'étaient pas pour autant épargnés pour ce phénomène nouveau. Après avoir quitté leur lourde armure, messieurs portaient chemises et caleçons ! Leur richesse se montrait principalement au niveau du ceinturons qui pouvait être orné de pierres précieuses. Tout cela accompagné bien évidement d'un incontournable chapeau. Notons aussi l'apparition de la fourrure et d'une nouvelle technique qui va être indispensable à la naissance de l'industrie de la mode : l'opération du filage.


 


           Le style est bien sur totalement différent de ce que nous portons aujourd'hui, mais l'idée de consommation qui s'associe à la mode pour répondre à un certain besoin comme c'est le cas à notre époque a ainsi débuté durant cette période. Pourtant, il y a eu encore un énorme chemin pour devenir le phénomène de société qui préoccupe une grande majorité de la population de nos jours. Parlons donc maintenant de la Renaissance où la mode fut aussi très présente.

La Renaissance : un renouveau en tous points

          Il faut tout de même rappeler que la Renaissance est une période de rupture totale à de nombreux niveaux : la découverte de l'Amérique qui bouleverse l'économie, la religion chrétienne qui se coupe en deux avec le Réforme protestante mais aussi le mode de penser qui change radicalement. On rejette alors le Moyen-Age, décrit comme une époque de barbares ayant oublié la civilisation greco-romaine, que l'on veut retrouver. Mais intéressons-nous plutôt à la mode, qui a elle aussi connue de grands changements, dans cette période de renouveau total.


         A cette époque, c'est la Cours qui montre comment il faut s'habiller. Le culte de la beauté, qui avait commencé au Moyen-Age, s'accentue encore plus, et l'on cherche à tout prix à trouver l'équilibre idéal entre les différentes parties du corps. Afin de trouver cette armonie, on s'inspire principalement de l'Italie et de l'Espagne. D'ailleurs, les tissus les plus appréciés durant la Renaissance, qui sont le brocard et le velours, sont produits dans ces deux pays.


          L'élément marquant qui va révolutionner le costume est la dentelle qui prend une importance capitale. Au fil des décénnies, elle devient plus en plus large et imposante jusqu'à en devenir quasiment indispensable au niveau du col de la chemise et du tour du poignet. La demande est telle que l'industrie est obligée de chercher de nouvelles techniques permettant plus de productivité. Pourtant, les coûts de production restent importants et la dentelle de qualité ne s'adresse qu'à une classe très aisée.



           Mais les nouveautés à la Renaissance ne se résument pas qu'à cela. Par exemple le mouchoir qui, en plus qu'une fonction pratique, devient un accessoire de mode que l'on n'hésite plus à faire orner et qui est généralement en lin ou en soie. Grace a Catherine de Médicis (Reine de France et notamment mère de François II, Charles IX et Henri III), la France découvre l'éventail qu'elle ramène d'Asie et qui devient un élément indispensable chez toutes les jeunes filles aisées. Afin de garder les mains libres, on l'attache à l'aide d'une chaîne ou d'une cordelette à la ceinture.

XVIIème siècle : prenons un peu de hauteur !

          Nous en venons maintenant à aborder le XVIIème siècle, que l'on appelle aussi quelques fois le Grand Siècle en France. Cette époque, où artistes renommés et grands intellectuels se sont croisés tels que Molière ou bien encore Corneille, fut elle aussi grandement concernée par la mode. Pour une fois, on voit surtout apparaître des modifications sur le costume masculin et beaucoup moins sur celui féminin. où élégance et confort seront les mots d'ordres pour les deux sexes. Pourtant, un des gros changements n'est pas un ajout au costume mais plutôt un retrait. En effet, le roi Henri IV souhaite restreintre les produits de luxe et pour cela, il s'attaque à la mode dans un édit de 1608 interdisant « de porter dorénavant aucun drap ni toile d'or ni d'argent, clinquant, pourfilures, broderies, passements, emboutissements, cordons, canetilles, velours, satin ou taffetas barrés, mêlés, couverts ou tracés d'or ou d'argent ». Louis XIII continue dans le même sens que son père mais cette fois-ci dans des buts économiques. Les traités voulant à limiter le port de dentelle étrangère étaient surtout destinés au maintient de l'industrie française, favorisant des villes comme Senlis ou Rouen, s'engageant respectivement dans la dentelle et dans la soie.


          Suite à cette restriction, le costume féminin devient plus léger mais aussi plus confortable. On peut relié ce renouveau à la découverte de fonctionnement de la circulation sanguine en 1628 par le scientifique W. Harvey, s'appercevant que les maux dont souffres de nombreuses femmes sont certainements liés aux lames qui raidissent le corset. On remplace alors les corsages par des hongrelines (photo ci-dessous), ressemblant à une courte veste qui est très à la mode en Angleterre.  Les hanches sont certes moins rembourées, mais ce sont désormais les jupons qui donnent le volume à la robe.



          Bien que surprenant, il semble que les hommes se mettent à porter des bottes à talons hauts dans leur tenue de civil. A l'origine, ces talons servaient de sécurité chez les cavaliers en cas de chute de cheval : grace au talon, la botte ne pouvait pas s'enfoncer au maximum dans l'étrier et donc, si le cavalier venait à tomber, il y avait beaucoup moins de risques que son pied reste bloqué et que le cheval le traîne sur plusieurs mètres. Le roi lui même, Louis XIV aussi appelé le Roi Soleil, n'hésitait pas à porter jusqu'à 12cm de talons (voir photo ci-dessous) afin de montrer à la Cours sa grandeur légendaire.


XVIIIème siècle : catogan & ombrelle

          Le XVIIIème siècle ne connaîtra quant à lui aucun énorme changement vestimentaire en dehors du pantalon qui deviendra de plus en plus courant, à la défaveur de la culotte. Ce sont surtout les coiffures et le maquillage qui sont important : on porte alors d'énormes perruques blanches, sous une tête entièrement rasées, avec un queue de cheval que l'on serre à l'aide d'un noeuf, aussi appelé catogan. Celles-ci sont d'ailleurs encore portées de nos jours par des magistrats anglais. Pour le maquillage, il s'agit de poudre blanche, utilisé comme du fond de teint, que l'on applique sur le visage pour avoir un ton pâle. Ceci est très fréquent dans les réceptions mondaines. Contrairement à nos jours, on cherche à tous prix à garder un peau claire, en s'élognant notamment de tout rayon de soleil qui pourrait colorer la figure en tennant une ombrelle.


XIXème siècle : les souffrances de ces dames

          C'est à partir du XIXème siècle que l'on voit de nouveau du changement, à commencer chez les hommes. Leur costume devient de plus en plus sombre et sobre. On abandonne totalement les culottes courtes pour définitivement se tourner vers des pantalons longs en accord avec la veste. Le retour du chapeau est aussi très important, qui se voit d'ailleurs prendre de la hauteur aux fil des années. En plus du traditionnel haut de forme, le chapeau dit "claque" est inventé. Celui-ci contient d'abord un aspect pratique puisqu'il est possible de le plier et de le déplier à sa guise. Ajoutons à celà le chapeau estival que l'on appelle aussi canotier qui lui est beaucoup plus simple et décontracté.


          "Il faut souffrir pour être belle". Voici une expression qui caractérise à merveille les robes de ses dames durant la IIIe République. Bien que l'on est démontré des années plus tôt les conséquences néfastes du corset chez les femmes, celui-ci revient à la mode. La taille est donc affinée beaucoup plus que ce qu'elle devrait être, appuyant fortement sur le ventre et la cage thoracique. Respirer devient alors une vraie aventure ! Il n'est d'ailleurs pas rare de voir s'évanouir des jeunes femmes aux premières grandes chaleurs. Mais en plus d'être serrées dans un corsage, il faut faire ressortir les fesses. Pour cela, rien de mieux que d'énormes jupons relevés à l'arrière par une armature que l'on attache à la taille. Un poids suplémentaire pour une robe n'ayant de base rien de très léger !




La Belle Epoque : journaux, maisons de couture & silhouette

          Nous allons maintenant parler des différents éléments qui ont marqué le début du XXème siècle, comme les journaux de mode ou les maisons de couture. En effet, la « belle époque » porte bien son nom. Nous parlerons ensuite de la silhouette et du vêtement.


                    • Les journaux de mode.

 

          La presse de mode a toujours était riche en France, ceci depuis la sortie de l'un des premier journaux consacré à la mode : « La galerie des modes et costumes francais » qui sera publié dès 1778. Durant le XIXème et XXème siècle, les français voient se créer une multitude de titres comme « Le Magasin des Demoiselles » ou bien encore « Le Journal des Demoiselles » (voir photo ci-dessous). Certain magazine tel que « Le Petit Echo de la Mode » qui sont très connus, ont contribué à faire évoluer tenues et habitudes vestimentaires au plus profond du pays.



                    • Les maisons de couture.

 

          Les commandes des femmes de la bourgeoisie se multiplient au près de leurs couturières, aidés par les petites grisettes. Paris devient la capitale mondiale de la mode avec la prestigieuse exposition internationale de 1900 où il y avait une vingtaine de maisons de couture.

 

          Le grand couturier n'est plus un artisan au service de ses clients, il fait partit de leur monde, un monde plus mélangé qui se constitue sous le second Empire et se cherche une âme en même temps qu'une légitimité. Avec le dandysme, théorisé par Beaudelaire, il les trouve : la correction de l'élégance tient lieu de naissance, tant l'esthétique constitue en fait une éthique, inimitable pour celui qui n'est pas déjà un élu.

 

          Dès le Xxeme siecle la confection apparaît, donnant néssance au prêt-à-porter par la suite. Ce siècle verra aussi émerger quelques uns de ses plus grands créateurs comme Paul Poiret (photo ci-dessous) qui ouvrira sa maison de couture en 1903.


Le couturier Paul Poiret.


                    • La silhouette.

 

          Toujours à la mode, la silhouette en S connait une nouvelle tournure en devenant moins caricaturale, perdant notamment son ampleur car elle est soutenue par des jupons plutôt qu'avec des structures rigides. Aussi, elle s'allonge dans le dos afin de garer un air fluide mais toujours en affinant la taille et en mettant en valeur les hanches largues. Le haut reste cambré et la poitrine est remontée. Le corset est maintenant nécessaire, il devient l'élément le plus important de la toilette féminine. A la Belle Epoque, il n'est plus seulement réservé qu'aux femmes de la noblesse, et il est aussi adopté par les femmes de toutes les classes sociales et de tous les milieux, même les petites filles se doivent de le porter. Mais, il devient indispensable de songer à le supprimer, car les critiques sont de plus en plus vives à son sujet venant des médecins, des hygiénistes et plus tard des féministes.

 

Les années folles : l'âge d'or des couturiers

          A la fin de la première guerre mondiale, les femmes françaises commencent à s'émanciper car la majorité sont veuves et sont donc contraintes à travailler. Par un besoin grandissant de liberté, elles ont besoin d'être à l'aise dans leurs vêtements. Ajoutons à celà la considérable augmentation des sports et des loisirs qui ne fait qu'accroître la demande en tenues confortables. Mais les années 1920 sont aussi synonymes de modernité puisque le système de consommation actuel est quasiment le même qu'à cette époque.

          Beaucoup de femmes françaises s'habillent alors sur mesure et les maisons de coutures deviennent très claiement rentables, faisant vivre près de 500 000 personnes dans le pays. On peut vraiment considérer cette époque comme l'âge d'or des couturiers, avec en tête d'affiche : Jean Patou, Rochas, Lanvin mais aussi la maison Doucet et Chanel (photo ci-dessous). Ils n'hésitent pas à s'afficher dans les journaux, tout en créant leurs modélès pour un classe beaucoup moins aisées

          Une nouvelle silhouette apparait aussi : la minceur reste toujours une référence mais le bronzage devient populaire. Les cheveux sont généralement portés court dans un style garconne, avec un chapeau cloche sur la tête lors des sorties. On peut aussi remarquer l'entrée de la robe chemise dans la garde-robe des femmes : celle-ci est déclinée par de nombreux créateurs, et est portée par toutes dans des couleurs vives. Plus généralement aussi, la robe tend à se raccourcir : alors qu'avant il était impensable de laisser entrevoir les jambes de madame, les robes et les jupes se portent jusqu'au dessus du genou, bien qu'elles reprendront de la longueur durant le seconde moitié de la décennie. Les vêtements se portent de plus en plus "taille basse" à cette époque tandis qu'au même moment, les premiers pantalons pour femmes voient le jour. Le corset est délaissé en faveur d'un corsage plus simpple, qui met en valeur la taille accompagné d'un décolleté de plus en plus présent.

          Tandis que les vêtements qui brillent avec paillettes et perles se font remarquer, la célèbre Coco Chanel sort pour la première fois la très célèbre petite robe noire, qui deviendra un classique de la mode des années 1920. Elle fait une entrée remarqué car jusqu'à présent, cette couleur n'était destinée qu'aux enterrement.

            Rappellons tout de même que la fin de cette période sera marquée par une forte crise économique : ce qui en ont encore les moyens profitent donc de cela pour être élégant.


Les années 1930 : Photographie & congés payés

          Suite au krach boursier de 1929 en France, qui va se faire ressentir pas une forte crise sociale et économique, les tenues frivoles et les cheveux à la garçonne sont oubliés et qu'on revient à des tenues plus conventionnelles et conservatrices comme il pouvait y en avoir avant la première guerre mondiale. 

            Mais cette péridoe sera aussi marquée par l'apparition de la photographie de mode où l'on se met à illustrer les premières de couverture de magazines féminins tels que Vogue (photo ci-dessous), Marie-Claire ou bien Harper's Bazar. Les premiers à faire celà seront Christien Bérard et Man Ray. Ils mettent alors en scène des femmes qui envoient un image parfaite de la mère de familee dévouée, un vision que l'on avait pourtant délaissée au sortir de la Première Guerre mondiale au profit d'une femme moderne et indépendante. Elles posent alors sur la plage, en faisant du sport, devant un voiture... Ces femmes dévouées doivent pourtant rester élégantes et portent tailleurs en journée, conservant les robes moulantes et longues pour les soirées. On remboure légèrement les épaules pour donner au buste la forme d'un V, et les décolletés dévoilent le dos.

            Encore une fois, le corset revient au goût du jour dans les garde-robes sous forme de gaine, pour maintenant le ventre plat. Le chapeau est toujours présent, porté sur le côté de la tête de façon asymétrique, généralement sur une chevelure ondulée ou bouclée. D'ailleurs, c'est à cette époque que les premières teintures à cheveux apparaissent, qui seront popularisées par les stars de cinéma.

            Grâce aux premiers congés payés mis en place dès 1936, la mode va évoluer et les femmes seront à la recherche de tenues décontractées photo ci-dessous). Pour gagner en souplesse, on expérimente les coupes en trois dimensions et les coupes en biais, qui remplacent les coupes à plats qui ne données aucun volume. Ajoutons aussi à celà la commercialisation du nylon qui deviendra l'un des matières les plus demandées à la décennie suivante.


Les années 1940 : un époque marquée par la guerre

            La France était le pays de la haute couture par exellence, avec Paris, la capitale de la mode. Durant le seconde guerre mondiale, les Allemands qui arrivent à Paris en Juin 1940 ne l'ont pas oubliés : ils se procurent des vêtements de grands couturiers tel que Chanel, qu'ils rapportent ensuite à leur femme durant leur permossion. De nombreuses maisons de couture sont pourtant contraintes de fermer pendant cette décennie, tout d'abord parce que leurs clients n'achètent plus car ils fuient la guerre, mais principalement par manque de matière première comme par exemple le cuir, le coton ou la laine qui sont réquisitionnés par l'armée allemande.

            Durant cette guerre mondiale, la plupart des gens font eux-mêmes leurs vêtements mais les couturiers sont toujours présents et deviennet très inventifs afin de s'adapter. C'est à cette époque que l'on voit apparaitre les pantalons et les jupes-culottes pour les femmes car elles circulent beaucoup à bicyclette. Le fait que les matières premières soient rares et chères, une mode de circonstance s'impose : jupe plus courtes (en dessous du genou), épaules carrées, chaussures à semelle en bois et compensées. Les femmes vont jusqu'à se peindre de fausse couture sur les jambes pour imiter les bas !

             Dans les années 1940, la silhouette de la femme est très carrée et masculine : les épaules sont élargies à l'aide d'épaulettes, la taille est fine ; le tailleurs devient très à la mode. On voit aussi apparaître les zazous, des jeunes gens reconnaissables grâce à leurs vêtements anglais ou américains en affichant leur amour du jazz par des habits à carreaux ou bien à rayures.


            Paris retrouvera son titre de capitale de la mode à la sortie de la guerre grace à Christian Dior qui rétablie la mode parisienne dès 1947, son objectif étant de remettre en marche la mode. Il instaure le New Look, c'est à dire des lignes amples, une taille fine et des hanches remarquées. Chanel et Balenciaga refond leur apparition peu de temps après, et seront présent plus que jamais durant les années 50.

            Les Etats-Unis vont ensuite percer dans le milieu de la mode dans le monde entier aux côtés de la France. Le film "La vie est belle" de Roberto Benigni (vidéo ci-dessous) et "Le pianiste" de Roman Polanski nous donnent un très bon aperçu des vêtements durant cette guerre.

Extrait du film "La vie est belle" de Roberto Benigni.

Les années 1950 : influence cinématographique

          En 1950, au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, les gens se sont habitués à vivre avec le minimum, les femmes ont endossé l’uniforme de travail, et recherche donc la féminité,le chic et l’élégance; alors Christian Dior créé le « New Look » (photo ci-dessous). De nouvelles matières font leur apparition comme le polyester, le polyamide et l’acrylique et ainsi le prèt-à-porter apparait dans les maisons de couture, naît également la fermeture éclair. Ces années sont aussi marqués par le retour de Coco Chanel qui introduisit le fameux petit tailleur en 1954, pour concurrencer le look « corolle » de Christian Dior. Le look strict de Chanel devient très populaire, et s’imposera pendant les années 60.

 


            Aux Etats-Unis les actrices Audrey Hepburn et Marilyn Monroe imposent leur style de pin-up voluptueuse ainsi que la grâce, l’élégance et le glamour. Audrey Hepburn devient l’égérie de Givenchy. Marilyn Monroe et Lauren Bacall imposent leur style glamour, grâce à leur robe « corolle » et gants fin montant jusqu’aux coudes  ainsi que des jupes « crayons » arrivant au mi-mollets on peut voir ce style dans le film «  Comment épouser un millionnaire ? » un film de Jean Negulesco. Côté homme Elvis Presley, icône du jeune rock’n’roll et James Dean rendent le jean populaire. La révolution culturelle des années 60 généralisera le blue-jean.

 

Marilyn Monroe                                                 Audrey Hepburn


          En France durant ces années les hommes sont pratiquement tous vêtues à l’identique costume gris en flanelle ( bleu, marron ou noir quand ils n’étaient pas dans ces tons là ils étaient fabriqués en soie ou en laine). Ces matières sont beaucoup utilisées pour les vestes, cardigans, pulls, gilets, chandails ou cravates. Cela donne une certaine uniformité quelque peu sombre et monotone a l’homme, influencé par Cary Grant, Gregory Peck et Rock Hudson trois grands acteurs de l’époque. Le film « Man in the Gray Flannel Suit » mentionne cette conformité aux Etats-Unis.


          Le look de l’époque est appelé « ivy league » en référence au lierre qui recouvrait les façades des universités. Pour les hommes est ensuite apparues de nouvelles matières tels que le nylon ou rayonne (viscose = fibre textile que l’on obtient en transformant la cellulose des végétaux, c’est le français Hilaire de Chardonnet qui a inventé le processus de fabrication.)


          A la fin des années 1950 la mode prend une nouvelle tournure. Givenchy, en 1957 soumet les « robes sac » aux lignes droites que les femmes vont rapidement s’approprié. Quelques mois plus tard après la mort de Christian Dior, son successeur Yves Saint Laurent présente la collection « Trapèze » aux robes droites et triangulaires suivie par les originales robes Empire qui sont serrés sous la poitrine et au tombé droit.


          À l’approche des années 60, Mary Quant (photo ci-dessous) décide de rétrécir ses robes et progressivement et introduit la minijupe qui deviendra l’un des plus gros phénomènes des Sixties.


Les années 1960 : couleurs vives adoptées

          Les années 60 sont une période révolutionnaire dans l’histoire de la création vestimentaire. La mode protéiforme (diversifiée, d’aspect changeant) fait sont apparition, elle naît dans la rue. La femme des années 50 est perçue aux formes très dessinées qui pour les années 60  s’efface pour laisser place à une silhouette plus plate, plus géométrique. Une vague de liberté et de jeunesse se manifeste en 1960, c’est aussi une révolution des apparences. La société de consommation est en plein essor comme l’industrialisation du travail vestimentaire ce qui stimule le développement du prêt-à-porter face au  maison de haute couture qui ralentissent. Tout a commencer avec la jeunesse issue du baby-boom qui se façonne une nouvelle culture vestimentaire, qui prend exemple sur le modèle anglo-saxon. Aussitôt des groupes impose leur style au caractère bien définie comme les « yéyé », les « blouson noir », les « mods » ou les « rockers » se qui affirme plus que jamais leur apparence fondé sur une devise de contre-culture. Les femmes devenues actives, leur place dans la société a changé elle cherche des vêtements favorisant la liberté de mouvement. L’ensemble tailleur-jupe est toujours d’actualité tandis que Balenciaga s’impose avec sa robe « sac » de 1957 (photo ci-dessous).

 


          Le lancement de la « mini jupe »  par Mary Quant à Londres en 1962 arrive en France peu de temps après en 1965 avec le grand couturier du moment André Courrèges, celle-ci affirme l’indépendance féminine. André Courrèges la rendra plus futuriste contrairement à Mary Quant qui est plus évasée. La mini-jupe se porte avec des bottes autant en été qu’en hiver. Avec l’apparition de la jupe courte, émerge le collant qui remplace les bas, le collant se porte de toutes les couleurs. Le pantalon n’est plus réservé aux hommes, Pierre Cardin propose des ensembles pour femmes composés de pantalon, les jeunes filles adopte le Blue-Jean vers la fin des années 60. Les robes chasubles, trapèze ou les robes à manche longues ont connu leurs heures de gloire tout au long de ces années là. La silhouette se rafraichie, Brigitte Bardot, l’icône de la libération de la femme lance une mode qui met en valeur les formes, plus sexy. Les monokinis (maillot de bain) ceux-ci étaient réservé aux actrices ou au « pin-up ». Les couleurs vives et acidulées avec des motifs, des fleurs, damiers, ondes et autres formes géométriques émergent sur les vêtements.


          Le mouvement hippie venue des Etats-Unis arrive au début des années 60 en France. Le style hippie est un mode vie qui se reflète dans les silhouettes, tendance psychédélique (mouvement de contre-culture, provoqué par la prise de drogue hallucinogène). Les vêtements sont fait avec des couleurs criardes (voyantes), les jeans sont « pattes d’éléphant », ces vêtements sont fluides et amples. Rarement une mode aura autant marqués les esprits si bien qu’aujourd’hui celle-ci est une référence, près d’un demi-siècle plus tard la mode des années 60 refait surface et n’a jamais été autant à la mode.



Les années 1970 : de l'audace avant-tout

          L’audace est ce qui définit le mieux la mode des années 1970. Les changements sociaux effectués entre 1958-1959 (droits civiques, exploration de l’espace, mouvements féministes, nouvelles technologies) ont énormément influencés les mentalités, le mode de vie, et indirectement, la mode, car quasiment tout respirait l’extravagant, l’extraordinaire, le brillant et le mouvement. Et c’est ainsi que le disco apparu, les pois, les rayures, les superpositions, les paillettes, les associations des couleurs on ose ! Les années 70 sont synonymes d’extreme; les hippies, les punks et les fan de disco s’expriment aussi bien à travers la musique que via leurs tenues vestimentaires. Des années 60 est né le pantalon pattes d’éléphant qui est une référence dans la mode, les jeans effilochés, les chemises teintes ou avec des motifs colorés sont d’actualité. c’est également l’essor de la mode Unisexe avec le blazer qui connait un grand succès, ensuite déclinés en de nombreux modèles avec de nouveaux matériaux.


          A l’époque, les musiques du moments sont Earth, Wind & Fire ainsi que la chanson « No Woman no Cry » de Bob Marley, le monde entier écoutait Ike & TIna Turner, et Micheal Jackson commençait a peine sa carrière solo.. C’est aussi le moment de la libération de la femme en mai 1968, les moeurs changent et donc les looks aussi. Les femmes osent tout, le pantalon qui devient unisexe, les imprimés orientaux, les couleurs, strass et les matières brillantes. Elles ont les cheveux aussi bien courts que longs. Cette période est très bien définie par l’expression « Peace & Love ». Le mouvement disco vient des Etats-Unis et s’empare du fameux « pattes d’éph’ ». Dalida porte les paillettes, les coupes de cheveux « Farrah Fawcett »; le groupe ABBA (photo ci-dessous) se montre en combi-pantalon avec des chaussures plateformes puis les Bee Gees se mettent à porter le col pelle à tarte, les stars internationales imposent leurs style et tout le monde les suivent. Les couleurs vives, flashy, le doré, l’argent, les premiers vêtements en vinyle, et les matières en plastiques émergent. De nombreuse maison de prêt-à-porter se créer tels que Kenzo, Thierry Mugler et Jean-Charles, alors que de multiple maison de couture ferment leurs portes. Vers le milieu des années 70, on adopte les costumes 3 pièces. Aux blazers à revers est ajouté des gilets à 4 boutons et les pantalons évasés, porté de toutes les couleurs vives et accompagnés de motifs fleuris. A l’origine le sous pull est réservé à la classe ouvrières, il redevient très tendance et est alors indispensable.




          En 1976, les groupes punk explosent avec entête de file le groupe anglais The Sex Pistols et les américains Ramones (photo ci-dessous). Ce style se caractérise par le rejet des normes culturelles et s’oppose aux années colorés, folles et légères antérieures. Vêtements déchirés, maquillage foncé même pour les hommes, cheveux teintés et mi-longs, teints pâle, et les accessoires indispensables : épingles à nourice, bracelets clouté et les incontournables Dr Martens. La créatrice, Vivienne Westwood est la première à développer ce style et ouvre une boutique à Londres en 1971 se nommant « Sex ». Pour le printemps 2013 l’esprit des sixties est sollicité, Louis Vuitton, Michael Kors ou Moshino reprennent la célèbre allure yéyé incarné jadis par Twiggy, Françoise Hardy ou Jane Birkin. La mini jupe, les robes trapèze, carreaux graphiques, babilles vernies et motifs  délicats teints de couleurs vives rendent hommage aux années 70, des vêtement qui pétilles pour au final une allure fraiche et insouciante.



Les années 1980 : un nouveau changement important

          Les années 80 sont signe de changement au niveau de l’esprit, de la mode, des tendances. C’est aussi une période de changement avec comme slogan « le fric de la frime » avec les jeans denims délavés, coiffures volumineuses, colorées, maquillages, veste cloutées et lunettes de soleil style aviateur de marque Ray Ban ( qui sont renouveau à la mode), Les tenues sage sont abandonnée pour adopter un style plus destructeurs extravagant qui tombe dans l’excentricités voire dans la provocation. En 1980 né l’envie d’avoir sa propre identité d’être reconnu par son look, les accessoires sont favorisés, les boucles d’oreille, les bracelets oversize en plastique. C’est aussi le retour de la silhouette en X: la taille de guêpe contraste avec les épaules structurées (épaulette XXL), des manches bouffantes. D’ailleurs le caleçon moulant se porte avec un sweat ample ou bien une robe pull et des low boots. En France, un phénomène artistique apparait, le travail des créateurs s’expose dans des musées et dans les galeries, puis vers la fin de la décennie la stratification ( fait de transformer en star) des tops models commence, c’est le début d’une génération de mannequins célèbre comme Claudia Schiffer, Naomi Campbell…

Naomi Campbell (à gauche) et Claudia Schiffer (à droite).


          Au cours des années 80, des tendances particulières dominante, la tendance rock ou gothique, à la fois chic et sexy : le New Wave ! Le noir devient la couleur phare tandis que les jeans se portent déchirés, à franges avec des bustiers ou des bodys. On a aussi l’ « executive woman »  en tailleur  avec les épaules larges accentués par un rembourrage mis en valeur par les créateurs Thierry Mugler et Claude Montana. Ensuite la pop vient s’installer et prend le dessus sur le disco et arrive avec une masse de couleurs acidulées: un esprit Flashdance.


          La tendance sportswear arrive des Etats-Unis, joggings colorés et basket montant, le vêtements confortables est en plein expansion du à la vie urbaine, et le lycra ( fibre textile élastique) parait. Des créateurs étrangers notamment asiatiques font leurs apparition dans le monde de la mode. Le style des années 1980 est très variés et nuancé, jamais la mode aura autant servi à se faire une identité pour appartenir à un groupe.



Les années 1990 : grunge & girly

           L’effondrement du bloc soviétique marque les années 90 ainsi que 1989 c’est la chute du mur de Berlin, l’union soviétique est enfin dissoute 1991 et met fin à la guerre froide. La mode se dirige donc vers une esthétique plus anticonformiste, influencé par l’augmentation du chômage, la propagation du sida, et le malaise des banlieue se fait enfin ressentir. La mode grunge vient des scènes musicales apparu fin années 80 et début années 90 à Seattle. Les groupes comme Nirvana avec le chanteur Kurt Cobain mais aussi Pearl Jam et Soundgarden sont mis en avant à ce moment là. La mode gruge est un des premiers style à émerger de la rue. Marc Jacobs et Anne Sui reprennent ensuite ce style. Ce look grunge est un look anti-mode, jeans déchirés, vieilles baskets et l’incontournable chemise à carreaux. Puis vers 1995 les filles se mettent au look girly inspirer des Spice Girls, et de la musique girlsbands reprennent les couleurs soleil des années 70, les chaussures plates-formes et les paillettes. On a aussi le recyclage des basiques des décennies passés en y ajoutant sa touche personnelle, le trench-coat, la caban, le pull-marin (petit bateau), le jeans Levi’s et le K-way  sont les éléments principales des années 1990. Le pantalon pattes d’éléphant refait son come back, ainsi que la salopette des années 70, les tee-shirt font passés des messages, sont fleurie, joyeux. C’est aussi l’explosion du sportswear, le jogging se vend très bien, les baskets sont les chaussures indispensables avec les marques Nike, Addidas. Puis les années 1990 voient le développement des maisons de luxes avec Jean-Paul Gaultier, Dior, John Galliano et Alexander McQueen chez Givenchy.

Nirvana                                                         Spice Girls

Les années 2000 : un nouveau siècle mais pas une nouvelle mode

          Pour la mode des années 2000, tout le monde s’attend à des changements général, or la compétition des look c’est arrêté, la mode ne connais pas de nouvelle tendance. C’est la tendance des années 80 qui fait son retour, le succès de la silhouette sportive à l’américaine plait, le jogging, la casquette et les chaussures souples. Durant les années 2000 deux tendances s’installent la première l’aspect des vêtements n’a plus d’importance ce sont les marques qui prennent le dessus avec des enseignes tels que H&M, Zara, Mango, ou La Redoute, ces marques s’associent avec les maisons de haute-couture pour des collections plus chics et élégantes à petit prix ce phénomène s’appelle « masstige ». Les vêtements sont là pour exprimer leur personnalité, mais acheter des marques est toujours important pour montrer son pouvoir d’achat et sa place dans la société.



       En revanche de nombreuses célébrités se lance dans la mode, des anciens mannequins ou bien des chanteuses créent leur propre marque de vêtements ou de parfumerie. Par exemple le rappeur P.Diddy est celui qui lance le mouvement en créant la marque Sean John. Ensuite on retrouve le mouvement Tecktonik lancé en 2002 qui est avant tout une danse, celle-ci marquera par son style vestimentaire les années 2000.  Ce style est avant tout unisexe est reprend le style des années 80 par ses couleurs flashy porté près du corps.Les hauts se portent près du corps comme le slim qui devient très tendance qu’il soit en cuir ou en jean.


          Pendant les années 2000 on s’aperçoit que les tendances des années précédentes sont de retour, les petites ballerines vernies (années 60),ainsi que les chaussures compensé en bois ou en liège. Le slip ou les leggings se portent de plus en plus. Les lunettes « oversized » à la Jacky Onassis sont de retour. Kate Moss (photo ci-dessous) déclenche la mode du slim avec des ballerines et une veste. Les célébrités inventent les tendance et la mode s’inspire d’elles. Fin 2000, la tendance est plutôt rétro, remontant de plus en plus dans le passé. Au final la mode est un recommencement, jusqu’où remontera-t-on pour la nouvelle décennie qui vient ?